lundi 29 mars 2010

Linux n'aime pas OpenBSD

Bon, l'outil de partitionnement de Linux altère la table des partitions (MBR), ce faisant bousille la définition de la partition OpenBSD. Résultat : OpenBSD ne démarre plus après l'installation de Linux.

Que faire ?

Il faut démarrer avec le CD d'installation d'OpenBSD, puis choisir (S)hell. Par la suite, il faut éditer la table de partition du disque :

fdisk -e /dev/wd0

ou le nom du device correspondant à votre disque dur. Si vous tappez la commande 'print' pour avoir le contenu de la table de partition, vous remarquerez que le type de la partition OpenBSD est maintenant EF. Il suffit de remettre le type correct :

edit

Remplacez EF par A6, puis laissez les mêmes options qu'auparavant.

quit

sauvergarde la table et quitte fdisk.

reboot

IMPORTANT : Il ne faut surtout pas reformatter la partition.

Si tout va bien, vous pouvez maintenant démarrer OpenBSD (et Mac OS X et Linux fonctionnent toujours).

Triple Boot

Bon, je dois être un peu maso. J'utilise un MacBook avec trois systèmes d'exploitation (triple boot) : Mac OS X, Linux, OpenBSD. Bon, après l'avoir fait à quelques reprises, on fini par apprendre. Voici la recette :

1. Idéalement débutez avec un disque dur vide.
2. Démarrez avec le CD d'installation de Mac OS X.
3. Au lieu de lancer l'installation, exécutez l'Utilitaire Disque.
4. Sélectionnez le disque dur, puis partitionner.
5. Partitionnez le disque en trois. La première partition doit être de type Mac OS Étendu. Les 2 autres, en FAT (elles seront effacées plus tard).
6. Procédez à l'installation.
7. Installez par la suite BootCamp. Ce n'est pas absolument essentiel, mais ça simplifie la vie pour démarrer certains OS. Je choisis l'espace minimal (je n'installe pas Windows, étant profondément allergique aux logiciels produits par la firme de Redmond).
8. Installez Refit. Cet outil agit comme boot loader (application qui démarrer le système d'exploitation. Comme les ordinateurs Apple à base de processeurs Intel utilise un autre système, EFI, que le traditionnel BIOS pour gérer le b.a.ba de l'ordinateur, il vous un logiciel qui pourra faire le pont entre ces univers. C'est le rôle de BootCamp et Refit.

Vous avez maintenant un écran supplémentaire lors du démarrage avec de jolis petits icônes, le premier étant une pomme. Ajoutons-y quelques animaux.

Je conseille de débuter par le système BSD avant Linux. Si vous optez pour Windows et Linux, installez Windows en premier. Il suffit de démarrer avec le CD d'installation (plus besoin d'appuyer sur C, vous avez maintenant le loisir de choisir le démarrage sur le CD/DVD dans le menu Refit).

Bon, le truc est de faire très attention aux partitions. Mac OS X, Linux et OpenBSD n'utilise pas la même nomenclature pour les partitions (ni même pour les disques durs). Ubuntu ne reconnait pas la partition OpenBSD. Mac OS X n'apprécie pas les partitions Linux (vous ne pourrez pas la modifier dans l'Utilitaire Disque).

OpenBSD

Vous effacez ou changez le type l'une des partitions FAT créée à l'initialisation du disque (étape 5 de la liste précédente). La partition doit être de type A6. Donnez lui un nom significatif, puis procédez au reste de l'installation. Vous devriez par la suite avoir un joli poisson dans votre menu Refit.

Linux

J'utilise ces temps-ci Ubuntu. Vous utilisez l'autre partition FAT pour l'installation, en l'effaçant et recréeant les partitions requises pour Linux (au minimum 2, une principale de type ext3 ou ext4, une autre qui devrait correspondre au moins à la quantité de mémoire que vous possédez, de type SWAP. Pourquoi ? Pour pouvoir faire la mise en veille sur HD). Il est très important de ne pas toucher aux autres partitions (HFS+, OpenBSD, Refit). À la dernière étape avant l'installation, vous avez un bouton Avancé... Appuyez dessus. Vous devez installer GRUB sur la même partition que Linux. Si GRUB est installé sur la partition principale (sd0), vous aller devoir bidouiller pour réussir à récupérer le démarrage de Linux et OpenBSD.

Il va rester un problème discuté au prochain billet.

Nic Vs Puffy

Je l'avoue, j'ai un faible pour OpenBSD. Malgré une certain aridité, ce système d'exploitation m'est sympathique. Un peu par chauvinisme (il a ses fondements au Canada), mais essentiellement parce qu'il est bien ordonné. Le fait de savoir où trouver les morceaux, qu'un strict minimum de services sont exécutés et qu'une grande quantité de programmes s'installe avec un simple "make install" sont autant d'arguments pour opter pour OpenBSD. Bien entendu, la gratuité et la sécurité sont aussi convaicants. Et il y a Puffy...

Chaque version est accompagné d'une iconographie, d'une chanson thème, d'une petite histoire et de Puffy, la mascotte déguisée selon la thématique de la version. Amusant non ? Vous pouvez télécharger les pièces de musique et consulter les paroles sur le site d'OpenBSD.

Vous l'aurez compris, ce blog discute principalement de ma rencontre avec OpenBSD. Je vais parfois aborder d'autres éléments autour du Berkeley Software Distribution.

Bonnes découvertes!